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Adaptation du modèle forestier à la hausse des températures

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L'élévation globale des températures, l'intensification des sécheresses et la multiplication des incendies menacent gravement la survie des forêts. L'adaptation de la sylviculture repose sur la diversification des essences, la modification de la structure des peuplements et l'anticipation climatique. Des stratégies et suivis rigoureux sont développés par des organismes référents comme l' Office National des Forêts (ONF) et le Centre National de la Propriété Forestière (CNPF) .

Migration assistée et diversification des essences

  • Introduire des essences méridionales plus au nord ou en altitude pour anticiper le climat de demain (ex. Chêne pubescent, Pin de Calabre).
  • Favoriser les forêts mélangées (mélange d'arbres feuillus et résineux) pour augmenter la résilience globale face aux crises biologiques.
  • Sélectionner des provenances locales issues de zones déjà sèches, présentant une meilleure tolérance génétique au manque d'eau.

Renouvellement et gestion de la structure forestière

  • Pratiquer des éclaircies plus fortes pour réduire la densité d'arbres et limiter la compétition pour l'eau dans le sol.
  • Privilégier la régénération naturelle lorsque c'est possible, afin de laisser s'exprimer la sélection naturelle des arbres les plus robustes.
  • Réduire l'âge d'exploitabilité des arbres (récolter plus tôt) pour minimiser les risques de dépérissement liés aux canicules répétées.

Prévention des risques climatiques majeurs

  • Créer des discontinuités paysagères et des pare-feux pour ralentir la propagation des incendies de forêt de grande ampleur.
  • Surveiller activement les crises sanitaires (attaques de scolytes, chenilles processionnaires) favorisées par l'affaiblissement thermique des arbres.
  • Restaurer les sols forestiers en évitant le tassement par les moteurs de débardage pour maximiser leur capacité de rétention d'eau.