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Partie 2 : Le Choc des Visions — Pourquoi la politique piétine ?

️ Partie 2 : Le Choc des Visions — Pourquoi la politique piétine ?

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D'abord: Quelles sont les dépenses publiques de la France? Comment remedier à la crise recettes inférieures aux dépenses de l'état?

 

1. La vision "Comptable" : L’Institut Montaigne et la rigueur

"Face à l'urgence, la première réponse est celle de la gestion par le vide. C'est la vision de l'Institut Montaigne, souvent relayée par Jean-Pierre Raffarin lorsqu’il appelle à une 'refondation'.

Leur constat est simple : 'Le réservoir fuit, réduisons la taille du réservoir'. Ils proposent de reculer l'âge de la retraite, de réduire le nombre de fonctionnaires, de cibler les aides sociales. Le risque de cette approche ? C'est de briser le contrat social pour les 50 % de Français qui vivent sous le revenu médian. Si vous réduisez le bloc 'Santé' sans changer la structure, vous protégez les finances de l'État, mais vous condamnez les plus fragiles à une dégradation de leur espérance de vie. C'est une solution de survie comptable, pas un projet de société."

2. La vision "Relance" : L'OFCE et la fuite en avant

"À l'opposé, vous avez l'OFCE. Pour eux, le problème n'est pas que le réservoir est trop grand, c'est que le moteur de la Production ne tourne pas assez vite. Ils disent : 'Injectons de la monnaie, stimulons la consommation, créons de la demande !'

Mais dans notre schéma, cette solution se heurte au paradoxe que nous avons identifié au début : si nous forçons le moteur pour remplir le réservoir, nous accélérons l'épuisement des ressources et nous créons de l'inflation. C’est la politique du 'plus de la même chose' en espérant un résultat différent. C’est ignorer que le moteur de la croissance traditionnelle est en train de s'essouffler partout en Occident."

3. La pépite de Jean-Louis Borloo : Le "Hors-Économie"

"Et puis, au milieu de ce tumulte, il y a une voix différente. Jean-Louis Borloo a pointé du doigt quelque chose d'essentiel que les économistes oublient souvent : le secteur 'Hors-Économie'.

Regardez ces milliers d'associations, ces clubs de sport bénévoles, ces réseaux d'entraide familiale. Ils ne figurent pas dans le PIB. Ils ne paient pas de cotisations sociales. Et pourtant... ce sont eux qui maintiennent nos seniors actifs, qui luttent contre l'isolement, qui préviennent la dépression et les maladies liées à la sédentarité.

Le secteur associatif, c'est une 'santé gratuite' produite par les citoyens pour les citoyens. Si ce secteur s'effondre, la pression sur notre bloc 'Santé' monétaire devient instantanément insupportable. Borloo a raison : protéger ce tissu social, c'est protéger les finances publiques de demain sans avoir besoin de produire un seul euro de plus."


💡 Transition vers la Partie 3 :

"Alors, comment réconcilier tout cela ? Comment arrêter de choisir entre la rigueur qui blesse et la croissance qui pollue ? La réponse réside dans une transformation profonde : nous devons cesser de gérer l'État comme une entreprise qui ne vit que de ses ventes quotidiennes, pour commencer à le gérer comme un investisseur de long terme. C’est le passage du Flux au Stock."