« Ils sont parmi nous » : la nouvelle plateforme de la Maison‑Blanche et la déshumanisation des sans‑papiers
L'expression « Ils sont parmi nous » fait référence à une rhétorique politique ciblée visant à présenter les immigrés sans-papiers comme une menace invisible et infiltrée, un procédé classique de déshumanisation. Cette formulation, souvent associée à l'imaginaire de la science-fiction ou de l'espionnage, transforme des personnes en situation irrégulière en "ennemis de l'intérieur".
Mécanismes de la déshumanisation
- Rupture de l'empathie : Associer un groupe humain à des termes d'infiltration supprime sa dimension individuelle et familiale.
- Création d'une menace : Le vocabulaire utilisé suggère un danger imminent et caché pour la sécurité nationale.
- Justification des politiques strictes : Présenter un groupe comme "autre" ou "dangereux" facilite l'acceptation de mesures d'expulsion massives par l'opinion publique.
Conséquences sociétales
- Climat de suspicion : Augmentation de la méfiance envers les minorités ethniques, qu'elles soient documentées ou non.
- Risques de violence : La rhétorique de l'invasion ou de l'infiltration est historiquement liée à une hausse des crimes de haine.
- Précarisation accrue : Les sans-papiers s'isolent davantage, évitant de signaler des abus ou d'accéder aux soins par peur d'être dénoncés.
L'emploi de "it" au lieu de "il" ou "elle"
