Le chef de l'Etat s'est lâché auprès de journalistes du Monde.

Dénudé, il n'en prépare pas moins une nouvelle candidature

 

Encore des journalistes qui écrivent sur François Hollande (ça tourne à l'idée fixe). Et encore un livre qui ne va pas grandir sa stature. « Un
Président ne devrait plus dire ça... Y (Stock). des rédacteurs du Monde Fabrice Lhomme et Gérard Davet. à paraître aujourd'hui, répertorie les confidences que le chef de l'Etat leur a faites au fil d'une soixantaine de rencontres en quatre ans. Le Président s'est lâché avec eux en tous sens, de l'essentiel au plus futile.


Il y a ainsi en France trop d'immigration qui ne devrait pas être là -, leur dit-il, pointant . un problème avec l'islam... parce qu'il veut s'affirmer comme une religion dans la République tout en avançant que  la femme voilée d'aujourd'hui sera la Marianne de demain. [... ] elle se libérera de son voile et deviendra une Française, tout en étant religieuse si elle veut l'être, capable de porter un idéal.

Sans surprise, il se montre cinglant envers Nicolas Sarkozy,  le petit De Gaulle dont il fustige  la grossièreté, la méchanceté, le cynisme et l'appât de l'argent;  taclant aussi les footballeurs,  passés de gosses mal éduqués à vedettes richissimes  et conseillant à la Fédération française d'organiser des formations de  musculation du cerveau.

Le spectre de l'Elysée


Pêle-mêle, François Hollande reconnaît un lien toujours fort avec Ségolène Royal et revient sur la  trahison  de Valérie Trierweiler dans son livre Merci pour ce moment, à propos des sans-dents. Une formule qu'il concède avoir utilisée, mais sans méchanceté aucune. « Je lui ai dit : "Je vois les gens qui viennent vers moi dans les manifestations, ce sont des pauvres, ils sont sans dents."  Une version aussitôt contestée par l'intéressée (lire ci-dessous).


Je suis le spectre de l'Élysée confie encore Hollande avec  humour, avouant manger souvent seul devant un plateau-repas et que « oui, c'est vrai •, son quinquennat relève parfois du calvaire.


Bref, tout cela n'est pas forcément d'un intérêt confondant. Mais au-delà de confidences finalement convenues, voire creuses, ce livre apporte une nouvelle fois de l'eau au moulin de ceux qui reprochent à l'hôte de l'Elysée de passer son temps avec les journalistes. Nathalle Kosciusko-Morizet a résumé hier le sentiment général d'une flèche assassine : On a envie de lui demander quand est-ce qu'il arrête de se confesser. Et puis quand est-ce qu'il travaille, surtout.

« Je suis prêt »


Cette déferlante médiatique tombe en tout cas assez niai pour François Hollande. qui entreprend dans L'Obs un travail d'inventaire de son quinquennat. Dans une interview qui parait aujourd'hui et titrée  "Je suis prêt", il assure avoir  mené une politique de gauche  et  ne pas admettre les procès en trahison. Tout juste regrette-il d'avoir tenté d'inscrire la déchéance de nationalité dans la Constitution pour les auteurs d'actes de terrorisme.  Ce n'était pas une bonne méthode. puisque les terroristes veulent mourir et que la déchéance de nationalité n'a donc aucune valeur dissuasive -, accorde-t-il.

 

Source: Actualités François Hollande

 

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