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Attentat de Nice: de découverte en découverte!

Un SMS évoquant des "armes", deux autres interpellations, l'enquête sur l'attentat de Nice avance

La-Croix.com
Des policiers se tiennent, le 17 juillet 2016, près du camion précipité sur la foule le soir du 14 juillet à Nice  / AFP

Des policiers se tiennent, le 17 juillet 2016, près du camion précipité sur la foule le soir du 14 juillet à Nice / AFP

Un SMS évoquant des "armes" envoyé peu avant la tuerie, deux nouvelles interpellations: l'enquête progressait dimanche pour cerner le profil et les éventuelles complicités de l'auteur de l'attentat sanglant de Nice, qui relance plus que jamais le débat sur l'efficacité de la lutte antiterroriste en France.

Le bilan de 84 morts, dont dix enfants et adolescents ainsi que plusieurs étrangers, pourrait s'alourdir encore. Le pronostic vital de 18 blessés, dont un enfant, est en effet engagé, sur les 85 blessés toujours hospitalisés dimanche matin.

Jeudi soir, peu avant de foncer dans la foule au volant d'un camion après le feu d'artifice du 14-Juillet sur la Promenade des Anglais, Mohamed Lahouaiej-Bouhlel avait envoyé un SMS "se félicitant de s'être procuré un pistolet 7.65 et évoquant la fourniture d'autres armes", selon des sources proches du dossier.

Des experts scientifiques de la police devant le camion criblé de balles de l'auteur de l'attentat sanglant de Nice, le 15 juillet 2016 / AFP

Des experts scientifiques de la police devant le camion criblé de balles de l'auteur de l'attentat sanglant de Nice, le 15 juillet 2016 / AFP

Le chauffeur-livreur tunisien de 31 ans "s'est également pris en photo au volant du camion" entre sa location le 11 juillet et le soir du carnage, avant de l'envoyer par SMS. Les enquêteurs s'attellent à "identifier l'ensemble des destinataires" de ces messages.

Six personnes restent en garde à vue, après la levée de celle de l'épouse de Lahouaiej-Bouhlel, dont il était séparé.

Un couple d'Albanais a été interpellé dimanche matin à Nice. L'homme, âgé de 38 ans, est soupçonné d'avoir fourni le pistolet, d'après un témoignage qui doit encore être étayé. Un des quatre hommes de l'entourage du tueurs arrêtés vendredi et samedi, âgé de 22 ans, est aussi soupçonné d'avoir fourni un soutien logistique, ce qu'il conteste.

Selon des sources policières, il ressort des auditions un basculement "récent" vers "l'islam radical" de Lahouaiej-Bouhlel, un homme violent qui ne manifestait au départ aucun intérêt particulier pour la religion. L'attaque de Nice a été revendiquée samedi par les jihadistes de l'Etat islamique, comme les attentats parisiens du 13 novembre, les plus meurtriers jamais commis en France avec 130 morts.

Des gens rassemblés devant le mémorial pour les victimes de l'attentat de Nice, le 17 juillet 2016  / AFP

Des gens rassemblés devant le mémorial pour les victimes de l'attentat de Nice, le 17 juillet 2016 / AFP

Les 12 et 13 juillet, le tueur, jamais signalé pour radicalisation mais connu pour des violences, avait fait des repérages sur la Promenade des Anglais avec le camion, réservé dès le 4 juillet.

Dans un procès-verbal dont l'AFP a pris connaissance, l'un des policiers qui l'ont abattu dans la foulée du carnage raconte avoir vu, dans le camion "accidenté", le chauffeur commencer à tirer, "une arme de poing dans la main droite". Lors des échanges de tirs, le tueur s'est couché avant de réapparaître sur le siège passager, relate-t-il. Encore des tirs croisés, puis sa tête est tombée "en arrière sur le montant de la fenêtre".

- Premiers permis d'inhumer -

Pour contrer la menace, Bernard Cazeneuve a appelé samedi soir "tous les Français patriotes" à rejoindre la "réserve opérationnelle" qui compte 12.000 volontaires (9.000 de la gendarmerie nationale, 3.000 de la police).

Deuil national pour Nice / AFP

Deuil national pour Nice / AFP

Évoquant un "attentat d'un type nouveau" qui "montre l'extrême difficulté de la lutte antiterroriste", le ministre de l'Intérieur a aussi promis de "renforcer la présence des forces de sécurité" sur le terrain.

Le président François Hollande a lui lancé samedi un appel à la "cohésion" et à "l'unité" nationale. Mais le semblant de concorde qui avait suivi les attaques jihadistes de janvier et novembre 2015 a fait long feu.

A neuf mois de la présidentielle, la droite demande au gouvernement, qui se dit en "guerre" contre le terrorisme jihadiste, de mettre ses actes en accord avec ses déclarations. La patronne du Front national Marine Le Pen a, elle, dénoncé les "carences gravissimes de l'État".

Des agents de la protection civile réconfortent une femme devant l'hôpital Pasteur de Nice, le 17 juillet 2016   / AFP

Des agents de la protection civile réconfortent une femme devant l'hôpital Pasteur de Nice, le 17 juillet 2016 / AFP

Face aux critiques, Manuel Valls s'en est pris à "certains politiques irresponsables" qui "disent que cet attentat était évitable". "Je comprends les interrogations, les colères des proches des victimes (...) Mais je ne veux pas de polémiques inutiles", a insisté le Premier ministre.

Les premiers permis d'inhumer, "au moins une dizaine", devaient être délivrés dimanche aux familles, a annoncé le parquet de Paris, ce qui permettra d'engager "les premières restitutions de corps".

La secrétaire d'Etat à l'Aide aux victimes, Juliette Méadel, a elle déclaré à l'AFP que les premières indemnisations interviendraient "dès la fin de la semaine prochaine".

Dimanche, devant le mémorial improvisé sur la très touristique Promenade des Anglais, des passants continuaient à déposer fleurs et messages: "Je penserai à vous le reste de mes jours", dit l'un. "Pourquoi nous?", s'interroge un autre.

"On entend +il faut se venger+. De qui? Il est mort. De tous les musulmans? On nous dit qu'il n'est pas musulman...", a lancé dans son homélie à la Basilique Notre-Dame de Nice le père Jean-Luc Giordan. "Nous sommes terrifiés d'entendre des propos qui n'ont pas beaucoup de sens. Peut-être que nous pouvons être des artisans de paix".

A Paris, une messe était prévue à Notre-Dame à 18H30.

Le deuil national de trois jours, entamé samedi, culminera lundi midi avec une minute de silence. La Promenade des Anglais rouvrira alors totalement.

Des experts scientifiques de la police devant le camion criblé de balles de l'auteur de l'attentat sanglant de Nice, le 15 juillet 2016

Des experts scientifiques de la police devant le camion criblé de balles de l'auteur de l'attentat sanglant de Nice, le 15 juillet 2016

AFP

Des gens rassemblés devant le mémorial pour les victimes de l'attentat de Nice, le 17 juillet 2016

Des gens rassemblés devant le mémorial pour les victimes de l'attentat de Nice, le 17 juillet 2016

AFP

Deuil national pour Nice

Deuil national pour Nice

AFP

Des agents de la protection civile réconfortent une femme devant l'hôpital Pasteur de Nice, le 17 juillet 2016

Des agents de la protection civile réconfortent une femme devant l'hôpital Pasteur de Nice, le 17 juillet 2016

AFP

Des policiers se tiennent, le 17 juillet 2016, près du camion précipité sur la foule le soir du 14 juillet à Nice

Des policiers se tiennent, le 17 juillet 2016, près du camion précipité sur la foule le soir du 14 juillet à Nice

AFP

afp

A Nice, le 17 juillet, hommage aux victimes de l’attentat du 14 juillet.
Des experts scientifiques de la police devant le camion criblé de balles de l'auteur de l'attentat sanglant de Nice, le 15 juillet 2016

Des experts scientifiques de la police devant le camion criblé de balles de l'auteur de l'attentat sanglant de Nice, le 15 juillet 2016

AFP

Des gens rassemblés devant le mémorial pour les victimes de l'attentat de Nice, le 17 juillet 2016

Des gens rassemblés devant le mémorial pour les victimes de l'attentat de Nice, le 17 juillet 2016

AFP

Deuil national pour Nice

Deuil national pour Nice

AFP

Des agents de la protection civile réconfortent une femme devant l'hôpital Pasteur de Nice, le 17 juillet 2016

Des agents de la protection civile réconfortent une femme devant l'hôpital Pasteur de Nice, le 17 juillet 2016

AFP

Des policiers se tiennent, le 17 juillet 2016, près du camion précipité sur la foule le soir du 14 juillet à Nice

Des policiers se tiennent, le 17 juillet 2016, près du camion précipité sur la foule le soir du 14 juillet à Nice

AFP

Un SMS évoquant des "armes", deux autres interpellations, l'enquête sur l'attentat de Nice avance

Des experts scientifiques de la police devant le camion criblé de balles de l'auteur de l'attentat sanglant de Nice, le 15 juillet 2016

Des experts scientifiques de la police devant le camion criblé de balles de l'auteur de l'attentat sanglant de Nice, le 15 juillet 2016 / AFP

Des policiers se tiennent, le 17 juillet 2016, près du camion précipité sur la foule le soir du 14 juillet à Nice  / AFP

Des policiers se tiennent, le 17 juillet 2016, près du camion précipité sur la foule le soir du 14 juillet à Nice / AFP

Un SMS évoquant des "armes" envoyé peu avant la tuerie, deux nouvelles interpellations: l'enquête progressait dimanche pour cerner le profil et les éventuelles complicités de l'auteur de l'attentat sanglant de Nice, qui relance plus que jamais le débat sur l'efficacité de la lutte antiterroriste en France.

Le bilan de 84 morts, dont dix enfants et adolescents ainsi que plusieurs étrangers, pourrait s'alourdir encore. Le pronostic vital de 18 blessés, dont un enfant, est en effet engagé, sur les 85 blessés toujours hospitalisés dimanche matin.

Jeudi soir, peu avant de foncer dans la foule au volant d'un camion après le feu d'artifice du 14-Juillet sur la Promenade des Anglais, Mohamed Lahouaiej-Bouhlel avait envoyé un SMS "se félicitant de s'être procuré un pistolet 7.65 et évoquant la fourniture d'autres armes", selon des sources proches du dossier.

Des experts scientifiques de la police devant le camion criblé de balles de l'auteur de l'attentat sanglant de Nice, le 15 juillet 2016 / AFP

Des experts scientifiques de la police devant le camion criblé de balles de l'auteur de l'attentat sanglant de Nice, le 15 juillet 2016 / AFP

Le chauffeur-livreur tunisien de 31 ans "s'est également pris en photo au volant du camion" entre sa location le 11 juillet et le soir du carnage, avant de l'envoyer par SMS. Les enquêteurs s'attellent à "identifier l'ensemble des destinataires" de ces messages.

Six personnes restent en garde à vue, après la levée de celle de l'épouse de Lahouaiej-Bouhlel, dont il était séparé.

Un couple d'Albanais a été interpellé dimanche matin à Nice. L'homme, âgé de 38 ans, est soupçonné d'avoir fourni le pistolet, d'après un témoignage qui doit encore être étayé. Un des quatre hommes de l'entourage du tueurs arrêtés vendredi et samedi, âgé de 22 ans, est aussi soupçonné d'avoir fourni un soutien logistique, ce qu'il conteste.

Selon des sources policières, il ressort des auditions un basculement "récent" vers "l'islam radical" de Lahouaiej-Bouhlel, un homme violent qui ne manifestait au départ aucun intérêt particulier pour la religion. L'attaque de Nice a été revendiquée samedi par les jihadistes de l'Etat islamique, comme les attentats parisiens du 13 novembre, les plus meurtriers jamais commis en France avec 130 morts.

Des gens rassemblés devant le mémorial pour les victimes de l'attentat de Nice, le 17 juillet 2016  / AFP

Des gens rassemblés devant le mémorial pour les victimes de l'attentat de Nice, le 17 juillet 2016 / AFP

Les 12 et 13 juillet, le tueur, jamais signalé pour radicalisation mais connu pour des violences, avait fait des repérages sur la Promenade des Anglais avec le camion, réservé dès le 4 juillet.

Dans un procès-verbal dont l'AFP a pris connaissance, l'un des policiers qui l'ont abattu dans la foulée du carnage raconte avoir vu, dans le camion "accidenté", le chauffeur commencer à tirer, "une arme de poing dans la main droite". Lors des échanges de tirs, le tueur s'est couché avant de réapparaître sur le siège passager, relate-t-il. Encore des tirs croisés, puis sa tête est tombée "en arrière sur le montant de la fenêtre".

- Premiers permis d'inhumer -

Pour contrer la menace, Bernard Cazeneuve a appelé samedi soir "tous les Français patriotes" à rejoindre la "réserve opérationnelle" qui compte 12.000 volontaires (9.000 de la gendarmerie nationale, 3.000 de la police).

Deuil national pour Nice / AFP

Deuil national pour Nice / AFP

Évoquant un "attentat d'un type nouveau" qui "montre l'extrême difficulté de la lutte antiterroriste", le ministre de l'Intérieur a aussi promis de "renforcer la présence des forces de sécurité" sur le terrain.

Le président François Hollande a lui lancé samedi un appel à la "cohésion" et à "l'unité" nationale. Mais le semblant de concorde qui avait suivi les attaques jihadistes de janvier et novembre 2015 a fait long feu.

A neuf mois de la présidentielle, la droite demande au gouvernement, qui se dit en "guerre" contre le terrorisme jihadiste, de mettre ses actes en accord avec ses déclarations. La patronne du Front national Marine Le Pen a, elle, dénoncé les "carences gravissimes de l'État".

Des agents de la protection civile réconfortent une femme devant l'hôpital Pasteur de Nice, le 17 juillet 2016   / AFP

Des agents de la protection civile réconfortent une femme devant l'hôpital Pasteur de Nice, le 17 juillet 2016 / AFP

Face aux critiques, Manuel Valls s'en est pris à "certains politiques irresponsables" qui "disent que cet attentat était évitable". "Je comprends les interrogations, les colères des proches des victimes (...) Mais je ne veux pas de polémiques inutiles", a insisté le Premier ministre.

Les premiers permis d'inhumer, "au moins une dizaine", devaient être délivrés dimanche aux familles, a annoncé le parquet de Paris, ce qui permettra d'engager "les premières restitutions de corps".

La secrétaire d'Etat à l'Aide aux victimes, Juliette Méadel, a elle déclaré à l'AFP que les premières indemnisations interviendraient "dès la fin de la semaine prochaine".

Dimanche, devant le mémorial improvisé sur la très touristique Promenade des Anglais, des passants continuaient à déposer fleurs et messages: "Je penserai à vous le reste de mes jours", dit l'un. "Pourquoi nous?", s'interroge un autre.

"On entend +il faut se venger+. De qui? Il est mort. De tous les musulmans? On nous dit qu'il n'est pas musulman...", a lancé dans son homélie à la Basilique Notre-Dame de Nice le père Jean-Luc Giordan. "Nous sommes terrifiés d'entendre des propos qui n'ont pas beaucoup de sens. Peut-être que nous pouvons être des artisans de paix".

A Paris, une messe était prévue à Notre-Dame à 18H30.

Le deuil national de trois jours, entamé samedi, culminera lundi midi avec une minute de silence. La Promenade des Anglais rouvrira alors totalement.

afp

A Nice, le 17 juillet, hommage aux victimes de l’attentat du 14 juillet.

Source: la-croix.com

 

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Created: 17/07/2016
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