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Le « sales connes » de Brigitte Macron : les coulisses d’une vidéo polémique dévoilée par « erreur »

La Première dame se trouve dans la tourmente après la diffusion d’un échange avec l’humoriste Ary Abittan dans les coulisses de son spectacle aux Folies Bergère, à Paris. Comment ces images ont-elles été captées, diffusées puis ont fait le tour du web ?

 

L’échange ne dure que quelques secondes mais a sidéré tous les internautes qui sont tombés dessus. Quelques secondes d’une vidéo postée sur les réseaux du magazine people Public. Brigitte Macron y discute dans les coulisses de la salle parisienne des Folies Bergère avec l’humoriste Ary Abittan juste avant son spectacle ce dimanche.

 

La Première Dame lui demande s’il a le trac. « J’ai peur (…) de tout », lui répond l’artiste. La femme du chef de l’État ajoute alors en riant : « S’il y a des sales connes, on va les foutre dehors (…) Surtout des bandits masqués. »

 

Une référence aux militantes du collectif féministe Nous Toutes qui ont interrompu le spectacle la veille au soir avec des masques reproduisant le visage du comédien siglés « Violeur », en rappel de sa mise en examen pour viol, avant de bénéficier d’un non-lieu… Cet échange qui aurait dû rester privé s’est retrouvé sur les réseaux sociaux lundi soir et a provoqué de nombreuses réactions. Comment cette vidéo a-t-elle été rendue publique par Public ? Beaucoup s’interrogent sur les dessous de sa diffusion.

 

L’absence de la patronne de Bestimage

Sa captation, d’abord. Ce dimanche, dans les coulisses des Folies Bergères, ces images sont réalisées par un photographe vidéaste réputé de Bestimage, une agence majeure spécialisée dans l’actualité des people. Comme souvent, le journaliste suit des personnalités au plus près. Ce jour-là, Brigitte Macron est avec sa fille Tiphaine Auzière, mais aussi Bernard Montiel, Manuel Valls, tous venus applaudir Ary Abittan. Le professionnel réalise des photos et une vingtaine de vidéos avec toutes ces personnalités dont l’épouse d’Emmanuel Macron, donc.

 

La diffusion, ensuite. Le photographe envoie sa production au responsable vidéo de Bestimage qui les propose à son tour à différents médias via des canaux spéciaux. « Tous deux ont vérifié la qualité des images, des visages des personnalités filmées, mais sans faire attention au son ou à ce qu’ils disaient, plaide-t-on au service vidéo de Bestimage. C’est une erreur. » Habituellement la patronne de l’agence, Michèle Marchand, grande prêtresse du people surnommée Mimie, veille au grain et surtout à l’image de Brigitte Macron dont elle est très proche.

 

« Un sujet d’intérêt général »

 

Du côté du magazine people on refuse de confirmer qu’il s’agit bien d’images vendues par Bestimage. « Mais notre source qui nous a fourni cette vidéo ne nous a pas spécialement alertés sur son contenu et sur ce qui y était dit, affirme Maëlle Brun rédactrice en chef de l’hebdomadaire. C’est en la visionnant que l’on a découvert les propos de Brigitte Macron. On a décidé de la diffuser car cela nous paraissait être un sujet d’intérêt général qui dépassait le monde des people. »

 

 

Après la révélation de l’échange entre Brigitte Macron et Ary Abittan, réalisant les conséquences à venir, Bestimage bloque la vente de la vidéo et demande son retrait à Public. Ce que le titre effectue. « Nous avons de bonnes relations avec notre source donc nous l’avons retirée à sa demande », confirme Maëlle Brun.

 

 

Mais c’est déjà trop tard. Dupliquées, partagées sur les réseaux, et bien sûr ultra-commentées, les images font le tour du net et les articles de presse en font largement état… « Notre photographe a présenté sa démission, mais nous l’avons refusée, commente-t-on au service vidéo de Bestimage. C’est un excellent professionnel, responsable mais pas coupable.

 

« Mais ce lundi, elle était absente à cause de gros problèmes personnels et elle n’a pas pu vérifier les images », raconte-t-on à l’agence. À l’arrivée, cinq vidéos sont vendues à Paris Match, une à Closer et une à Public, des séquences différentes. Public se retrouve avec la séquence polémique entre les mains. Et la met en ligne.