Comprendre la théorie quantitative de la monnaie.
Cette théorie découle du principe élémentaire et fondamental de la théorie des prix : les prix sont déterminés par la confrontation de offre et de la demande; ils varient en hausse avec la demande et en baisse avec l'offre.
Par demande, on entend la volonté et la capacité des consommateurs de dépenser de l'argent dont ils disposent. Par offre, on entend l'existence de biens de consommation et la volonté des producteurs de les vendre. La demande se mesure par le volume des dépenses; l'offre, par le volume des ventes.
Voir ici la consommation mesurée par l'INSEE en 2024/
Le niveau des prix à la consommation est une moyenne pondérée de tous les prix à la consommation. Il découle de la loi de l'offre et de la demande que le niveau des prix à la consommation ne peut augmenter que si la demande globale (les dépenses totales) de biens de consommation augmente, ou que l'offre globale (la quantité totale des ventes) des biens produits diminue.
Chaque année, la quantité de biens et services produits - maisons, voitures, savon, allumettes et de tous les autres biens de consommation et de services, est échangée contre une dépense globale pour les acquérir.
Le niveau des prix à la consommation peut être conçu comme un rapport arithmétique, rntre la demande et l'offre: avec la demande de biens au numérateur et l'offre de biens au dénominateur. La moyenne des prix auxquels les biens sont vendus est donc la dépense totale pour les acheter divisée par la valeur totale de celles qui sont vendues. Le résultat, le rapport arithmétique, correspond au niveau général des prix à la consommation.
Dans tous les pays et toutes les économies du monde, l'offre est pratiquement toujours en hausse à cause des évolutions et progrès technologiques: c'est plus de produits et services, de meilleure qualité et produits et services nouveaux technologies satisfaisant des besoins nouveaux désirés par les consommateurs. C'est la croissance par l'augmentation de l'offre et par et la productivité. Le cas anormal non souhaité, est la récession, c'est à dire la baisse de production et/ou de la demande provoquée par des évènements de rupture comme ce fut le cas par la crise des subprimes aux Etats-Unis en 2008-2009 et par l'épidémie mondiale du Covid en 2020-2021.
L'équilibre entre l'offre et la demande est assuré par la monnaie dont il faut assurer la stabilité et maintenir la confiance des consommateurs et producteurs. La hausse de la demande et de l'offre demande plus de monnaie d'échange qui doit être fournie par le système bancaire en quantité. Cette création de monnaie maintient le niveau des prix; sinon, tous les prix baisseraient. Mais il ne faut pas que cette monnaie supplémentaire dépasse les besoins de la croissance, sinon ce serait l'inflation. Le système bancaire doit assurer cet équilibre.
Une augmentation de la demande et de l'offre globale doit s'accompagner d'une augmentation de la masse monétaire en circulation nécessaire pour acquérir les biens et services offerts. Lorsque de la monnaie nouvelle et supplémentaire est injectée dans le système économique, sous la forme de billets de banque et de crédits bancaires, comme c'est le cas actuellement, cette monnaie sera dépensée, et ceux qui la reçoivent lors de la vente de leurs biens et services la dépenseront à leur tour.
Voir ce lien "économie: flux".
L'argent supplémentaire injectée pour satisfaire la demande sera dépensé et redistribué chaque année, ce qui augmentera la demande globale et les dépenses au sein du système économique. En effet, plus l'argent nouveau et additionnel circule rapidement dans le système économique, plus la quantité d'argent déjà en circulation tend à être dépensée rapidement, car les consommateurs n'ont pas intérêt à détenir cette monnaie.
Mais quid de l'épargne? Voir INSEE tableau de bord de l'économie française.
La demande globale et les dépenses augmentent ainsi de façon plus que proportionnelle à l'augmentation de la masse monétaire. Cette hausse de la demande globale fait grimper les prix de tous les biens et services en offre limitée et permet aux hausses de prix initiées par les vendeurs, qu'il s'agisse d'entreprises ou de syndicats, de se répéter.
En l'absence de cette hausse de la demande globale, les hausses de prix initiées par les vendeurs réduiraient la quantité de biens et services disponibles à la vente. Cette baisse du volume des ventes, et la montée du chômage qui en découlerait, mettraient rapidement un terme à ces hausses de prix.
