Dans l'industrie du cuivre, la distinction pétrographique entre minerais sulfurés (filière pyrométallurgique classique) et minerais oxydés (filière hydrométallurgique) valide une vérité de terrain : le choix du procédé dépend de la roche. Au cours de ma carrière de consultant minier, j'ai audité le couple Lixiviation (sur tas / in situ) et procédé SX-EW (Solvent Extraction and Electrowinning) sur deux théâtres d'opérations radicalement différents.
1. Les méthodes de lixiviation
Le succès repose sur la production d'une solution riche en cuivre (PLS) via deux approches principales :
- Lixiviation sur tas (Heap Leaching) : Le minerai oxydé est empilé sur des pads étanches pour être arrosé d'acide sulfurique dilué.
- Lixiviation in situ (In-Situ Leaching) : L'acide est injecté directement dans le sous-sol fracturé, nécessitant une modélisation hydrogéologique rigoureuse.
2. Le terrain mexicain
Au nord du Mexique, l'hydrométallurgie sur les porphyres oxydés est mature. Les audits visaient la gestion de l'eau et la cinétique de récupération sur des minerais à basse teneur.
3. Le terrain tadjik
Au Tadjikistan, les missions consistaient à réévaluer les modèles de perméabilité face à une géologie complexe d'origine soviétique et à surmonter les défis logistiques d'approvisionnement en réactifs en zone enclavée.
4. Le circuit SX-EW
Cette filière se passe de fonderie thermique : l'usine de SX isole les ions de cuivre par extraction organique, tandis que le circuit d'EW permet d'obtenir directement des cathodes de cuivre pur à 99,99 %.