C'est une question qui anime les débats géopolitiques les plus intenses en ce moment. Pour y répondre, il faut distinguer l'hégémonie (la capacité à imposer des règles mondiales) de la puissance brute (militaire et économique), qui, elle, reste colossale.
Voici une analyse de la situation en 2026 :
1. Un changement de doctrine : de l'arbitre au joueur
Le mouvement MAGA (Make America Great Again) marque une rupture avec l'ordre libéral international établi après 1945.
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Désengagement multilatéral : En 2025 et début 2026, l'administration a continué de fragiliser des institutions comme l'ONU ou l'OTAN, préférant des accords bilatéraux transactionnels.
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Souverainisme vs Globalisme : La priorité n'est plus de maintenir la stabilité mondiale pour favoriser le commerce global, mais de protéger strictement les intérêts américains (emplois, frontières, balance commerciale), quitte à créer de l'instabilité chez les alliés.
2. Les signes d'une érosion de l'influence
Si les États-Unis ne "tombent" pas, leur hégémonie est contestée de plusieurs manières :
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La montée des BRICS+ : Le bloc mené par la Chine et la Russie s'est élargi et cherche activement des alternatives au dollar (phénomène de dédollarisation), affaiblissant l'arme principale de l'hégémonie américaine.
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Perte de "Soft Power" : L'image de l'Amérique comme modèle démocratique universel est entamée par une forte polarisation interne. La diplomatie est perçue comme plus imprévisible, poussant certains alliés (en Europe ou en Asie) à chercher une "autonomie stratégique".
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Obsessions territoriales : Les tensions récentes avec le Danemark au sujet du Groenland ou les pressions sur le canal de Panama illustrent une vision du monde plus "impériale" et territoriale que "systémique".
3. Une hégémonie qui se transforme plutôt qu'elle ne meurt ?
Il est prématuré de parler de "fin" absolue pour plusieurs raisons :
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Domination technologique : Dans les secteurs clés comme l'intelligence artificielle, le spatial et la défense, les États-Unis conservent une avance majeure.
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Résilience économique : Malgré l'inflation et les tarifs douaniers, l'économie américaine montre une capacité d'adaptation que peu d'autres puissances possèdent.
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L'effet "Aimant" : Le marché américain reste la destination numéro un pour les investissements mondiaux, même sous une administration protectionniste.
En résumé : Le MAGA n'est peut-être pas la "fin" de la puissance américaine, mais il agit comme un accélérateur de la transition vers un monde multipolaire. Les États-Unis cessent d'être le "gendarme du monde" pour devenir une "superpuissance parmi d'autres", plus égoïste et moins disposée à porter le coût financier et moral de l'ordre mondial.
