Les forces de l’ordre sont intervenues ce samedi 10 octobre, vers 6 h 15, sur le campus du Tertre, à Nantes, pour mettre fin à l’occupation du bâtiment Censive, engagée mercredi par des étudiants.

Les CRS sont intervenus, ce samedi 10 octobre, à 6 h 15, pour évacuer le bâtiment Censive sur le campus du Tertre de l’université de Nantes, occupé jour et nuit depuis mercredi. Une occupation décidée pour soutenir le mouvement lycéen. Des étudiants, mais aussi des jeunes venus d’autres horizons, s’y étaient installés à l’issue d’une assemblée générale ayant voté le blocage du campus.
Quatre interpellations, aucune garde à vue
Une centaine de policiers de plusieurs unités de CRS (compagnie républicaine de sécurité) et de la Direction interdépartementale de la police nationale (DIPN) de Loire-Atlantique ont été mobilisés. Sur place, quelques dizaines de personnes ont quitté les lieux avant ou au moment de l’évacuation. Celle-ci a pris fin à 7 h 20. Selon une source policière, il n’y a eu aucune opposition. Quatre personnes ont été interpellées et emmenées au commissariat de police dans l’optique de vérifier leur identité. Aucune d’elles n’a été placée en garde à vue.
« C’est un lieu d’études, de débats, qui est dégradé. »
Vendredi, la présidence de Nantes université avait fait part de son inquiétude dans un communiqué, qualifiant la situation de préoccupante
. Elle y évoquait des dégradations mais aussi des tags, un filtrage des accès et la présence de personnes extérieures à l’université.

Je suis écœurée. C’est un lieu d’études, de débats, qui est dégradé. Ce n’est pas un lieu qu’on ferme, qu’on massacre. J’ai été contrainte de faire intervenir la police au regard de ce qu’il se passait. Je suis responsable de l’université et je n’étais pas en mesure d’assurer la sécurité des personnes à l’intérieur du bâtiment. On a eu des menaces de mort au couteau contre un élu étudiant, des organisations syndicales écartées du mouvement
, réagit, ce samedi matin, Carine Bernault, la présidente de Nantes université.

À l’intérieur, les sols avaient été savonnés et huilés pour empêcher la progression des forces de l’ordre. Outre de nombreux tags constatés sur les murs, les locaux d’Union pirate et de Solidaires ont également subi des dégradations.