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Frontières 2017 : questions émergentes d'ordre environnemental | Un rapport de l'ONU ...

Avant propos par Erik Solheim directeur de l'ONU Environnement

Notre planète et ses habitants font face à des défs de plus en plus nombreux. Ceux-ci sont aussi variés que nos cultures et nos environnements, mais ils peuvent tous être relevés grâce à un ensemble de données scientifques, de décisions politiques et d’actions. Le rapport Frontières 2017 met en exergue les défs émergents qui attendent les décideurs des gouvernements, le secteur privé et la société civile. Il apporte à ces derniers les connaissances nécessaires à une action rapide et propose des solutions.


Selon un réseau mondial de scientifques, de spécialistes et d’institutions, les questions soulevées dans ce rapport sont susceptibles d’avoir des efets considérables sur la société, l’économie et l’environnement. Certaines d’entre elles sont des problèmes de longue date qui n’ont pas fait l’objet de l’attention qu’ils méritent, comme la mauvaise gestion des terres et la désertifcation, responsables de tempêtes de sable et de poussière ainsi que de déplacements de population. D’autres sont des problèmes persistants dont la résolution passe par l’émergence de nouveaux outils et de nouvelles solutions comme les aires protégées, qui bénéfcient aux ressources marines et côtières, ou des solutions énergétiques fables et fnancièrement abordables. Enfn, certaines questions, comme l’adoption rapide des nanomatériaux et la résistance croissante aux antibiotiques, ont été soulevées à la suite de nouvelles découvertes scientifques justifant la mise en œuvre de mesures urgentes.


Par exemple, une station d’épuration située dans la ville de Patancheru, près d’Hyderabad, en Inde, traite chaque jour les eaux usées provenant de 90 fabricants de médicaments. Une fois traitées, celles-ci sont déversées dans l’Isakavagu, un cours d’eau qui alimente de nombreuses rivières. Or, une équipe de recherche dirigée par le professeur Joakim Larsson a analysé les eaux rejetées et a découvert que la concentration de ciprofoxacine, un antibiotique à large spectre, était sufsamment élevée pour soigner 44 000 personnes chaque jour. Ce cas n’est pas isolé : partout dans le monde, en raison du rejet des efuents municipaux, agricoles et industriels dans l’environnement, de nombreux cours d’eau, sédiments et sols sont pollués par de fortes concentrations d’antibiotiques. Ce phénomène conduit à l’augmentation progressive de la résistance des bactéries : un médicament qui protégeait jusqu’alors notre santé risque à présent de la mettre en péril sans que personne s’en aperçoive.


Il est temps pour les autorités nationales et locales, le secteur privé et la société civile de s’attaquer à l’émergence de ces menaces pour la santé de la planète et de ses habitants. J’espère que ce rapport inspirera la mise en œuvre de politiques, de stratégies et d’actions coordonnées capables de transformer ces risques en opportunités à mesure que nous œuvrons à la dépollution de notre planète et à un avenir prospère.

 

Lire et/ou télécharger le rapport intégral en version française.



Created: 19/08/2019
Changed: 19/08/2019
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