A propos de déchets en ISDN du Balançan

Var Matin a publié le 17 juillet un article sur la décharge de Balançan au Cannet des Maures. C'est là que vont nos déchets depuis la fermeture de la décharge des Lauriers sur la commune de Bagnols. Mais là aussi les habitants et leur maire n'en veulent  pas non plus des déchets et des nôtres... Donc fermer aussi Le Balançan  et les transporter ailleurs plus à l'Ouest! Quand va t on cesser cette fuite en avant?

Extrait:

C'est un combat auquel il n'a jamais renoncé. Malgré l'adverité, la frilosité de ses pairs et parfois le peu de soutien de la population locale. Depuis qu'il est maire, Jean-Luc Longour n'a jamais rien cédé sur le sujet du centre d'enfouissement des déchets du Balançan, quitte à en faire parfois une affaire personnelle. Sa fermeture à saturation, prévue dès 2010 a sans cesse été reportée. Le site, pérennisé, et la montagne de déchets toujours plus élevée. Ainsi, la demande d'autorisation déposée par Pizzomo pour l'exploitation d'un cinquième casier jusqu'à 2028 a fait sortir de ses gonds Jean-Luc Longour Mais la position récemment prise par le préfet sur le sujet est de nature à (enfin) le rassurer (lire notre édition 29 juin). Le point sur le dossier avec le maire du Cannet. ainsi qu'un passage en revue des questions d'actualités que sont le projet de cité scolaire collège-lycée et le contrat de ruralité signé avec l'État pour le compte de l'intercommunalité.

'Le préfet du Var "réticent„ à l'exploitation future du Balançan


Comment accueillez-vous les déclarations du préfet lean-Luc Videlaine, qui se dit «réticent» à toute nouvelle prorogation de l'exploitation du Balançan?


C'était évidemment la bonne nouvelle du jour lorsque je l'ai apprise. J'ai rajeuni de neuf ans! Car il ne faut pas oublier que cette fermeture aurait dû avoir lieu il y a déjà près de dix ans. L'État, par la voix de son préfet du Var, semble enfin vouloir jouer son rôle et siffler la fin de la récréation en rappelant les règles les plus élémentaires. Il faut maintenant tout simplement passer du stade de «réticent» à celui d'«opposant ». Sans cette coercition de l'État, on repartira pour dix ans... Je n'ose pas imaginer que l'État puisse se ridiculiser en déclarant « projet d’intérêt général» une éventuelle prolongation d'exploitation. Comme nos documents d'urbanisme, POS et PLU, rendent irrecevable toute extension du Balançan, la reconnaissance par l'État d'un projet d'intérêt général est la seule façon pour Pizzorno de contourner l'obstacle...


Vous avez le sentiment qu'il s'agit là de 9 ans de perdus pour mettre en place une autre gestion durable des déchets et que c'est seulement au pied du mur, une fois les centres de stockages saturés, qu'une décision ferme s'impose...


On peut toujours avancer au pied du mur, c'est ce qui a été fait depuis tant d'années. Mais c'est seulement le dos au mur que l'on doit trouver un autre chemin...


Les élus de tout le département prennent conscience qu'ils auront à expliquer à leurs administrés pourquoi leurs impôts locaux augmentent si d'aventure on devait exporter leurs déchets hors du Var. Trouver les solutions pour les autres sites de stockage du département, mettre en place les nouvelles filières de retraitement et valorisation... Mais il est surtout temps que les Varois se mettent à trier leurs déchets pour qu'ils puissent être valorisés. Quand il y a une volonté politique, les choses peuvent aller vite. En cinq ans de travail sur le sujet, nous avons pu économiser en Coeur du Var l'équivalent d'un million et demi de tonnes de déchets, qui n'ont pas eu à être enfouies ou incinérées. Cela représente deux millions d'euros de gains pour la communauté.

 

L'entreprise de traitement des déchets Pizzorno réagit à juste titre à cet article de Var Matin

L'entreprise de traitement des déchets du Var n'est pas passée à côté de [interview de Jean-Luc Longour (lire notre édition d'hier). Le maire du Cannet-des-Maures, et président de la communauté de communes Cœur de Var, préconise par exemple la mise en place de nouvelles solutions et filières afin d'envisager la fin du stockage de proximité. Pizzorno «partage un certain nombre de points quant à la situation de la gestion des déchets dans le département: la fin d'exploitation programmée des sites de traitement conduira inévitablement à l'exportation de 600000 tonnes de déchets dans les départements régionaux ou extrarégionaux, d'ici à zozo ». Reste que l'entreprise se montre plus réservée quant aux « échéances de réalisation» et aux «conséquences financières pour les Varois ». «La fin souhaitée du stockage de proximité entraînerait une exportation des déchets avec un surcoût estimé de 30 millions d'euros à la seule charge des contribuables. Les conséquences sur le trafic routier, estimées à 12000 camions, soit 2400o trajets par an, viendraient alourdir fortement l'impact environnemental et sécuritaire. » Pour Pizzorno, «il ne faut pas opposer stockage et valorisation: les sites de stockage restent une nécessité et permettent le développement serein de nouvelles installations de valorisation souhaitées de tous et préconisées parla région Paca en charge de la politique de gestion des déchets ».