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Pays de Fayence Le Grand débat met en lumière le manque d'écoute

Aurélien Rusterholz de Var Matin a très bien résumé le grand débat à Force et Confiance le 21 février. Manque d'écoute de la France d'en haut d'une part et demandes contradictoires de la France d'en bas difficiles à concilier... Mais c'est précisement cela qui demande une révolution culturelle de la France d'en haut et de toute la société. Voir mes ajouts en fin d'article.

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Organisé par l'association Force et confiance à Saint Paul en Forêt, la déclinaison locale du Grand débat national a fait trembler les murs de la salle A.Bagur. Des échanges, il y en eu. Extraits.

La présidente de Force et confiance, Chrystelle Giner, peut (enfin) poser son marqueur et savourer son verre d'eau. Après plus de 2 h 30 d'échanges animés, le débat vient de s'achever. Le maitre de cérémonie du soir, Jean-Christophe Bertin, déguste un petit morceau de charcuterie sans bouder son plaisir. Ouf ! Il est parvenu, tant bien que mal, à garder une relative discipline dans les rangs des participants au Grand débat national saint paulois.


Les idées ont fusé mercredi soir. Les participants. originaires majoritairement du Pays de Fayence, côtoyaient une dizaine de gilets jaunes du Gargalon qui avaient fait le déplacement. Quelques élus s'étaient glissés discrètement dans l'assemblée en qualité d'observateurs. En tout, près de 80 personnes, qui n'avaient pas leur langue dans leur poche. Et en résumé, eux, ce qu'ils veulent, c'est être entendus des hautes instances.


Un nouveau pouvoir

Pour ce Grand débat, les organisateurs avaient décidé de sélectionner cinq questions par thème. - Des questions importantes et sur lesquelles nous pouvons avoir des réponses simples -, détaillait le grand manitou pour justifier le choix de celles-ci. Si le temps (ou plutôt la patience des participants) a manqué pour aborder toutes les questions,  un grand nombre de problématiques a pu être évoqué. L'organisation de l'État et des services publics, ainsi que la démocratie et la citoyenneté ont été les deux principaux angles de la soirée. Peu de solutions concrètes mais des débats enrichissants sur les envies des uns et des autres.

La première question était simple: en qui avez-vous le plus confiance ?  En moi-même rigolait l'un des participants. Puis, plus sérieusement, c'est le maire qui était plébiscité en cela qu'il se trouve au plus près de ses concitoyens. Cependant, s'il est "adulé", il ne faut pas lui donner tous les pouvoirs et parfois  l'empêcher de se prendre pour un roitelet avec des projets démesurés , tempérait l'un des participants.


Une certaine défiance vis-à-vis des institutions se faisait ressentir au coeur des débats. Ainsi, plusieurs participants ont soumis l'idée d'une commission décisionnaire représentant les citoyens qui donneraient donc, par la nrème occasion, plus de parole au peuple. Une sorte de "quatrième pouvoir". Cette idée recueillait les faveurs de l'assemblée.

Dans la même veine, une proposition visait à créer une instance administrative qui recueillerait et classerait des propositions des citoyens. On retrouve encore ici un besoin évident d'écoute... Car,  si tu as le pouvoir, on t'écoute.


Droits et devoirs...


Pour certains, l'absence massive des élus du secteur lors de cette réunion posait problème. Il est vrai qu'ils se comptaient sur les doigts de la main.. On ne peut pas imposer aux citoyens de se mobiliser mais il aurait été bien que nos représentants soient là ce soir. Je n'en vois pas beaucoup. Je trouve ça un peu pathétique. On a besoin qu'ils soient là. C'est un débat citoyen et ils devraient être là pour répondre aux questions des gens.  Était-ce réellement le but, ce soir-là, d'un moment d'échange maire - citoyen ?

Assumer ses devoirs, c'est justement tout l'objet d'une autre question soulevée : celle du vote obligatoire, si la personne est inscrite sur les listes électorales. Une mesure qui séduisait les rangs de l'assemblée. Mais ce serait déplacer le problème ; les gens ne vont plus s'inscrire, estimaient certains. Si on écoutait leur parole, ils iraient voter , rétorquait un autre. Il ne faudrait pas l'imposer, considérait un gilet jaune. C'est un droit et un devoir. Mais les trois quarts des gens présents sur les ronds-points ne votent pas. Et pourtant, ce sont les premiers qui se plaignent...


La France est en pleine période de mutation. Les bases de la société de demain sont peut-être en train de se poser avec ces débats citoyens. Une chose est sûre : le Français veut être écouté. Reste à espérer que les futurs politiciens l'auront entendu.

Source Var Matin 23/2/2018 par AURÉLIEN RUESTERHOLZ

Plus:

  1. Mon CR de la réunion
  2. Christophe Guilluy Seuls 20 à 30% de gens d’en haut peuvent encore espérer une amélioration de leurs conditions de vie dans les pays occidentaux.
  3. Christophe Guilluy Il faut une révolution culturelle du monde d’en haut


Created: 23/02/2019
Changed: 23/02/2019
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